Tag Archives: Ecole et cinéma

Jacquot de Nantes

10 Déc

Jacquot de Nantes d’Agnès Varda

France, 1991,1h58

A partir de 8 ans

Ciné Tamaris

Notre amour fou pour le cinéma

Jacquot de Nantes connaît le même triste sort qu’une dizaine de titres du catalogue École et cinéma : c’est un film oublié, il ne trouve plus grâce aux yeux des programmateurs.
Quel cruel destin pour cette évocation de souvenirs à la troisième personne ! Car ce film singulier ne ressemble à aucun autre ; son mode de narration et ses choix stylistiques l’élèvent au rang de film « collages», d’hommage sensible, ou encore de biographie documentée et bienveillante… bref, on ne peut le classer dans aucune catégorie et c’est tant mieux !

Jacquot de Nantes est un film important pour nous, les passeurs de cinéma. Dans notre valeureux travail de faire aimer le cinéma aux enfants, il est réconfortant de croiser un film comme celui d’Agnès Varda.

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Ponette

27 Nov

Ponette de Jacques Doillon
France, 1996, 1h37
Bac Films

En novembre 2010 nous programmions Ponette de Jacques Doillon dans le cadre du dispositif Ecole et Cinéma en Seine-Saint-Denis.

La programmation de ce film a toujours été considérée comme « délicate », du fait de son thème : comment une enfant de 4 ans peut-elle faire le deuil de sa mère ? Comment parler de la mort à de jeunes enfants et qui plus est dans le cadre scolaire ? Il est évident qu’il faut que les accompagnateurs, en l’occurrence les enseignants, soient à l’aise, non pas avec ce thème mais avec ce film. Ils ont besoin d’être accompagnés eux-mêmes, et surtout de faire confiance à leurs élèves. C’est pourquoi un travail en amont est tout à fait nécessaire de la part des enseignants.

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Le Monde vivant

27 Nov


Le Monde vivant de Eugène Green

France, 2003, 1h15

Shellac

A partir de 6 ans

Il suffit d’un dimanche un peu gris et humide, pour se retrouver dans une salle de cinéma sans l’avoir prémédité. Se retrouver dans une salle de cinéma sans savoir vraiment quel est le film qui va apparaître sur l’écran, si ce n’est son titre : Le Monde vivant et son affiche, deux mains qui s’entrecroisent dans une lumière de tableau hollandais.
Il était une fois un chevalier au lion et un chevalier sans lion, avec des pantalons en toile de Gênes à la mode de Nîmes, partis pour affronter un ogre qui retient prisonnier deux enfants dans son garde-manger. Et tout ceci se passe de nos jours…
Voilà une histoire étonnante, un film qui traite le conte et le merveilleux avec le plus grand des sérieux. Un film qui est « le témoin d’un cinéma de pure croyance1 ».
Et quel public est taillé à la mesure de ce cinéma de pure croyance, quel public peut offrir à un homme en jean avec un labrador le statut incontesté de chevalier au lion, si ce n’est un public d’enfants ? Lire la suite