Tag Archives: Dès 10 ans

Koko le gorille qui parle

23 Mar

Koko le gorille qui parle de Barbet Schroeder

Sortie 1978, Les Films du Losange

85 min

A partir de 10 ans

En 1978, Koko était une gorille adolescente de 7 ans. Née en captivité au zoo de San Francisco, elle a ensuite été adoptée par Penny Peterson, étudiante en psychologie, qui lui apprend la langue des signes.

Koko connaît 350 signes. Elle peut signer des noms d’objets, d’animaux, des couleurs, mais aussi des sentiments, exprimer des préférences ou encore dire qu’elle a été « bonne » ou « mauvaise ». Penny élève Koko comme une sorte d’enfant monstrueux, lui apprenant non seulement du vocalubaire, mais aussi sa propre notion du bien et du mal. Koko est punie quand elle abîme une des caisses de jouets dans sa cage, Koko doit apprendre que faire du désordre c’est mal.

Barbet Schroeder trace plan par plan la trajectoire déviante que prend Penny : humaniser Koko, projeter sur elle ses propres valeurs morales, humaines, comme une mère sur une enfant, dans cette expérience étrange, en dehors de tout cadre. Koko devient un être mi-animal, mi-humain ; son retour à la vie sauvage est rendu impossible, son intégration au monde des hommes la réduit à une bête de foire, un singe savant. L’espace filmique se réduit à la cage où évoluent Koko et Penny, la première soumise à la volonté de la seconde, enfermée ou tenue en laisse à chaque sortie.

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La Colline aux coquelicots

9 Déc

La Colline aux coquelicots de Goro Miyazaki
Japon, 2012, animation, 1h30

Sortie: 11 janvier 2012

Buenavista
A partir de 10 ans

Le nouveau film de Goro Miyazaki est très différent des Ghibli « aventureux » dont nous avons l’habitude.

Ici, c’est une histoire très japonaise, pleine de pudeur, qui narre le rapprochement entre deux lycéens attachés au passé. La jeune fille hisse chaque matin des drapeaux marins à l’attention de son père, disparu en mer. Le garçon milite pour la préservation du foyer des élèves, une vieille bâtisse qui fait office de « repaire » (un vrai capharnaüm) pour les garçons.
C’est à la fois un portait du Japon des années 60 (on y découvre les gestes du quotidien, de la cuisine, ou l’organisation un peu militaire des club lycéens), et un portrait des relations garçon/filles (elle vit dans une pension pour jeunes filles, il passe son temps au club composé uniquement de garçon. Elle a perdu son père, on ne voit quasiment pas sa mère à lui.).

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