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Les Doigts dans la prise partenaire du Jour le plus court

18 Déc

La manifestation nationale qui fête le court métrage du 18 au 20 décembre 2015 a choisi les Doigts dans la prise pour l’accompagnement pédagogique des séances jeunes publics.

Huit programmes de courts métrages ont été concoctés pour les enfants et jeunes de la maternelle au lycée : http://www.lejourlepluscourt.com/#/programme/jeune-public?_k=zy4okz

Les doigts dans la prise ont rédigés les fiches pédagogiques qui les accompagnent :

Niveau maternelle :

Même pas peur

Bleu

Niveau élémentaire :

Faire semblant

En mouvement

Niveau collège :

Moi et les autres

Le monde sonore

Niveau lycée : 

Les insolents

La vie malgré tout

Du Silence et des ombres

17 Avr

Alice au pays des bêtes sauvages

Du Silence et des ombres, Robert Mulligan, 1963. Adapté du roman d’Harper Lee, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur.

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Maycomb, petite Ville d’Alabama, années 30. Atticus Finch (Grégory Peck) avocat et père veuf de deux enfants, Jem (10 ans) et la charismatique Scout (6 ans), est chargé de la défense de Tom, un homme noir, injustement accusé du viol d’une jeune fille blanche. Alors qu’Atticus démontre avec brio l’innocence irréfutable de l’accusé, celui-ci est condamné par le jury constitué de blancs, sous les yeux des enfants d’Atticus qui assistent au procès. Aucun recours en appel ne pourra être fait, puisque Tom sera abattu lors d’une tentative d’évasion. Quelques jours plus tard, Jem et Scout sont agressés dans un bois au retour de la fête de l’école. Ils sont sauvés de justesse par l’intervention de Boo, personnage mystérieux et énigmatique, craint par les habitants de Maycomb. Dans la lutte, Boo tue l’agresseur des enfants. Le soir-même, lors de la visite du shérif chez les Finch, une version accidentelle de la mort de l’agresseur est décidée, pour éviter à Boo un procès public, malgré le cas évident de légitime défense.

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Koko le gorille qui parle

23 Mar

Koko le gorille qui parle de Barbet Schroeder

Sortie 1978, Les Films du Losange

85 min

A partir de 10 ans

En 1978, Koko était une gorille adolescente de 7 ans. Née en captivité au zoo de San Francisco, elle a ensuite été adoptée par Penny Peterson, étudiante en psychologie, qui lui apprend la langue des signes.

Koko connaît 350 signes. Elle peut signer des noms d’objets, d’animaux, des couleurs, mais aussi des sentiments, exprimer des préférences ou encore dire qu’elle a été « bonne » ou « mauvaise ». Penny élève Koko comme une sorte d’enfant monstrueux, lui apprenant non seulement du vocalubaire, mais aussi sa propre notion du bien et du mal. Koko est punie quand elle abîme une des caisses de jouets dans sa cage, Koko doit apprendre que faire du désordre c’est mal.

Barbet Schroeder trace plan par plan la trajectoire déviante que prend Penny : humaniser Koko, projeter sur elle ses propres valeurs morales, humaines, comme une mère sur une enfant, dans cette expérience étrange, en dehors de tout cadre. Koko devient un être mi-animal, mi-humain ; son retour à la vie sauvage est rendu impossible, son intégration au monde des hommes la réduit à une bête de foire, un singe savant. L’espace filmique se réduit à la cage où évoluent Koko et Penny, la première soumise à la volonté de la seconde, enfermée ou tenue en laisse à chaque sortie.

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Jacquot de Nantes

10 Déc

Jacquot de Nantes d’Agnès Varda

France, 1991,1h58

A partir de 8 ans

Ciné Tamaris

Notre amour fou pour le cinéma

Jacquot de Nantes connaît le même triste sort qu’une dizaine de titres du catalogue École et cinéma : c’est un film oublié, il ne trouve plus grâce aux yeux des programmateurs.
Quel cruel destin pour cette évocation de souvenirs à la troisième personne ! Car ce film singulier ne ressemble à aucun autre ; son mode de narration et ses choix stylistiques l’élèvent au rang de film « collages», d’hommage sensible, ou encore de biographie documentée et bienveillante… bref, on ne peut le classer dans aucune catégorie et c’est tant mieux !

Jacquot de Nantes est un film important pour nous, les passeurs de cinéma. Dans notre valeureux travail de faire aimer le cinéma aux enfants, il est réconfortant de croiser un film comme celui d’Agnès Varda.

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Un hérisson dans le brouillard

8 Déc

Un hérisson dans le brouillard iraquien

Amman, Jordanie, Octobre 2011

Hadil, Ahmad, Ali, Mohammed,

Mariam, Taha, Arub, Hanin, Lubna et Sara ont entre 8 et 10 ans. A quelques exceptions près, ils sont tous arrivés en Jordanie en 2009 et 2010 fuyant les menaces de mort ou de kidnapping dont eux et leur famille étaient l’objet en Irak. Ils sont de toutes les confessions religieuses, sunnite, shiite, chrétienne,sabéenne. Le plus souvent, des membres de leur famille proche (un père, un grand-père, un frère, une sœur, un cousin…) ont été directement touchés par la guerre et la violence sectaire (morts, blessés ou torturés, disparus).

Dès leurs plus jeunes années, cette violence s’est imposée comme un élément du décor quotidien de ces enfants, faisant de la mort et de la séparation des figures du possible voire de l’attendu. Re-dupliquant cette réalité, des spectres sont venus peupler leur vie intérieure sous les habits très communs de la peur. Leurs nuits se sont peuplées de cauchemars. Ils s’en ouvrent à nous dès la première rencontre. Ce sont leurs parents qui les ont amenés jusqu’à notre centre de soin psychologique à Amman1. Nous y recevons l’enfant et son parent pour évaluer la situation et décider de la suite. Lorsque le clinicien qui le reçoit considère que l’enfant pourra bénéficier de cette modalité de soin, il lui est proposé de participer à un groupe thérapeutique. Ce fut le cas des enfants que j’évoque ici. Leur groupe s’est réuni pour 10 séances d’une heure et demie entre les mois de juin et de juillet 2011. Lire la suite

Ponette

27 Nov

Ponette de Jacques Doillon
France, 1996, 1h37
Bac Films

En novembre 2010 nous programmions Ponette de Jacques Doillon dans le cadre du dispositif Ecole et Cinéma en Seine-Saint-Denis.

La programmation de ce film a toujours été considérée comme « délicate », du fait de son thème : comment une enfant de 4 ans peut-elle faire le deuil de sa mère ? Comment parler de la mort à de jeunes enfants et qui plus est dans le cadre scolaire ? Il est évident qu’il faut que les accompagnateurs, en l’occurrence les enseignants, soient à l’aise, non pas avec ce thème mais avec ce film. Ils ont besoin d’être accompagnés eux-mêmes, et surtout de faire confiance à leurs élèves. C’est pourquoi un travail en amont est tout à fait nécessaire de la part des enseignants.

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Le Monde vivant

27 Nov


Le Monde vivant de Eugène Green

France, 2003, 1h15

Shellac

A partir de 6 ans

Il suffit d’un dimanche un peu gris et humide, pour se retrouver dans une salle de cinéma sans l’avoir prémédité. Se retrouver dans une salle de cinéma sans savoir vraiment quel est le film qui va apparaître sur l’écran, si ce n’est son titre : Le Monde vivant et son affiche, deux mains qui s’entrecroisent dans une lumière de tableau hollandais.
Il était une fois un chevalier au lion et un chevalier sans lion, avec des pantalons en toile de Gênes à la mode de Nîmes, partis pour affronter un ogre qui retient prisonnier deux enfants dans son garde-manger. Et tout ceci se passe de nos jours…
Voilà une histoire étonnante, un film qui traite le conte et le merveilleux avec le plus grand des sérieux. Un film qui est « le témoin d’un cinéma de pure croyance1 ».
Et quel public est taillé à la mesure de ce cinéma de pure croyance, quel public peut offrir à un homme en jean avec un labrador le statut incontesté de chevalier au lion, si ce n’est un public d’enfants ? Lire la suite