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Enquête sur les métiers d’animateur jeune public et de programmateur par la FNCF

4 Mai

Les Doigts dans la Prise revendiquent depuis leur naissance la création d’un statut du médiateur jeune public dans les salles de cinéma, afin de reconnaître statutairement et financièrement le travail que nous menons auprès des publics.

Nous avons observé lors de nos échanges avec vous pendant les formations (et les apéros!), la diversité des missions confiées aux responsables jeune public des salles, de leurs statuts, de leurs formations et de leurs expériences. Cette richesse est notre force et elle ne doit pas entrainer une simplification du statut qui « nivellerait » vers le bas. Cf notre article sur la question suite à la formation de 2014 : Portrait de l’animateur jeune public

La Fédération Nationale des Cinémas Français a rédigé deux questionnaires sur les métiers de programmateur et animateur dans le cadre des travaux qu’elle mène avec les partenaires sociaux sur les classifications. C’est le moment de compléter de manière détaillée toutes les missions relatives à ces deux professions afin d’en donner le reflet le plus réaliste possible!

Il faut aller très vite, nous avons jusqu’au 10 mai pour remplir et renvoyer ces questionnaires à Anne Claire Nicolas, chargée d’études à la FNCF : acnicolas@fncf.org

Questionnaire_ANIMATEUR_Classifications (2)Questionnaire_PROGRAMMATEUR_Classifications

A vos marques!

Comment accompagner un film ? Retour sur les journées de formation

2 Mar

Nous avons le plaisir de vous proposer le bel article de Suzanne Hême de Lacotte pour le Fil des Images, la publication des pôles régionaux d’éducation et de formation aux images, présente lors de la deuxième journée de formation autour de la médiation cinéma jeune public, consacrée aux premiers outils pour l’accompagnement de films auprès des jeunes publics : le débat et l’analyse filmique.

Par ici pour la lecture :
http://www.lefildesimages.fr/mediateurs-non-professionnels-comment-accompagner-un-film/

Bonne lecture.

analyse-filmique

Comment cultiver l’imagination des enfants ?

17 Oct
Comment cultiver l’imagination des enfants ?

Jeudi 19 novembre à 17h30 au Magic cinéma de Bobigny

 Séance débat dans le cadre du Festival Résonances

alphabet
Les salles de cinéma et les structures dédiées à la découverte du cinéma pour les plus jeunes accompagnent les enseignants à mettre en place cette idée folle de faire se rencontrer le cinéma et l’école.
Comment créer un espace et un temps où l’imagination est au pouvoir ? Comment trouver un langage commun ou une posture commune qui permettent aux enfants de découvrir, de s’exprimer ?

Le débat sera ouvert le 19 novembre à 17h30
dans le cadre du festival Résonances
 

Projection d’Alphabet d’Erwin Wagenhofer,
en présence d’André Stern
De la France à la Chine, de l’Allemagne aux États-Unis, Alphabet questionne un système éducatif qui privilégie la performance au détriment de la créativité et de l’imagination. Erwin Wagenhofer a rencontré des pédagogues, chercheurs, scientifiques, chefs d’entreprise et élèves qui abordent le rôle de l’enseignement et envisagent des voies alternatives à nos pratiques actuelles.
Parmi eux, André Stern qui sera présent lors de la séance.
Au travers d’une réflexion guidée par sa propre expérience, l’auteur et conférencier André Stern s’appuie sur les découvertes scientifiques les plus récentes pour annoncer l’avènement d’une nouvelle attitude face à l’enfant et pour inviter chacun d’entre nous à devenir semeur d’enthousiasme.

Pour venir :

Métro Bobigny Pablo-Picasso, terminus de la ligne 5, sortie centre commercial.
Le ciné se trouve sous la passerelle du centre.
Contact : Emilie Desruelle au 01 83 74 56 71

Une journée pour plonger dans le monde de la petite enfance !

8 Oct
Mercredi 14 octobre au petit cinéma Jean Gabin d’Argenteuil
Richard Stencel, vous accueillera pour une journée autour des tous petits.

9h45 Accueil
avec du thé, du café et des petites friandises !

10h Projection de courts métrages
Séance in vivo avec des enfants, des puéricultrices et des assistantes maternelles
suivie d’une discussion sur l’accueil des petits dans une salle de cinéma.

11h Projection du documentaire
Le Chant des fourmis de Laurent Périssé

Dans la fourmilière sociale, les assistantes maternelles sont les ouvrières
qui gardent les petits enfants pendant que leurs parents vont faire des provisions « pour l’hiver ». Chaque matin, elles accueillent nos bambins à leur domicile.

chant-fourmis copie

Depuis plusieurs années, le chanteur Polo consacre ses activités au monde de l’enfance, à travers ses chansons et celles, innombrables, du répertoire des comptines et des chants traditionnels. Il est filmé par son complice Laurent Périssé lors de séances d’interventions musicales dans deux structures de la ville d’Argenteuil, sous l’égide de Richard Stencel. Le réalisateur et l’artiste dressent sous la forme d’un documentaire le portrait sensible de ces femmes et de leur métier complexe aux réalités insoupçonnées.

13h30 : Conférence en présence de Marielle Bernaudeau
alias La Fille de Corinthe

autour des programmes JEUX D’IMAGES de Norman McLaren
et LA BOITE A MALICE de Kôji Yamamura

Organisée en partenariat avec Ecrans VO
dans le cadre du projet École et Cinéma Val d’Oise.

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Comment venir :
> en transport en commun :
Train de la gare Saint-Lazare, arrêt ARGENTEUIL Gare.
De la gare, le parc de la mairie est à 10 min à pied
ou avec les bus N°9 ou N°272 arrêt Hôtel de ville d’Argenteuil en 5 min.


> en voiture :
Autoroute A86 ou A15
sortie Argenteuil Centre, direction Mairie d’Argenteuil.

 

Séance avec Sophie Roze

26 Mai

Sophie Rozeneige2

Formation enseignants de maternelle « Ma première séance » au cinéma l’Etoile à La Courneuve

3 Déc

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Une super formation du livre au film pour les enseignants de maternelle!

Cliquez ici 

Par Marielle Bernaudeau

Découvrez son blog la fille de Corinthe 

Retour sur la rencontre avec Brigitte Labbé : Secouer le cocotier!

28 Juin

Si les salles de cinéma et les acteurs culturels ne sont pas ceux qui donnent de l’air, du souffle, de l’espace pour la pensée et la parole des enfants et des adolescents, qui le fera ?

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Nous, accompagnateurs en tout genre des publics jeunes auprès des films, pouvons créer un espace de liberté incroyable. Ce temps que nous pouvons donner à parler des films et à écouter la parole des enfants, est aussi précieux que la projection elle-même. C’est un temps qui peut devenir un espace de liberté, d’intelligence, de partage, bref, de vivre ensemble.

Nous avons discuté longuement mercredi avec Brigitte Labbé dont l’enthousiasme et la bonté nous ont ravis. Si Brigitte fait de la philosophie avec les enfants, c’est qu’elle rêve de faire d’eux des citoyens libres. Des citoyens qui aiment penser, s’interroger, se parler. Elle a partagé avec nous son expérience de la création d’une discussion vivante, sans « hors sujet », ni doigts à lever, ni jugement, ni stupidités.

Pas d’érudition nécessaire pour aimer penser et parler ensemble, plutôt un état d’être et une gymnastique de l’esprit. Philosopher avec des enfants, c’est dénicher des anecdotes dans notre quotidien qui permettent de partir du concret pour aller vers les concepts : on en profite pour vous dire que les livres de Brigitte en sont pleins !

Celui qui anticipe tous les dangers, ne verra jamais la mer…

Cf. Eric Cantona, dans un des films préférés des collégiens cette année Looking for Eric de Ken Loach.

Programmer un film en fonction d’un thème et vouloir enfermer une discussion autour d’une thématique est une fausse piste… On ne peut pas présupposer de tout ce qu’un film peut évoquer chez les enfants, ni le « ranger » dans une thématique, dans une petite boîte.

Ce qui nourrit la discussion n’est pas ce que dit le film mais ce que les spectateurs reçoivent. Il faut cerner le désir de parole du groupe, ce qu’ils ont perçu du film. Comment se préparer ?

Pour Brigitte, c’est d’abord un état d’être, une disponibilité, une écoute. C’est se dépouiller de l’idée qu’il y a un objectif derrière la discussion, un thème à traiter. Se rendre disponible, être présent, être soi-même. Les enfants ont en permanence affaire à des adultes qui tiennent des rôles, sont dans des cadres, font la morale. Changeons de position, soyons plus authentiques : imparfaits, émus, libres, parfois ignorants, avec nos limites. Entendre d’un adulte « je ne sais pas » donne de l’air aux enfants.

Penser que la parole des enfants doit être écoutée c’est aussi prendre le temps de réfléchir avec eux sur ce qu’ils font là. Pourquoi on est au cinéma ? Pourquoi voir tel ou tel film ?

Lorsque les enfants ou les adolescents sentent qu’on est humain, qu’on est authentique, ils le sont aussi. Brigitte raconte qu’il lui est déjà arrivé de dire à toute une salle qu’elle était trop émue à la fin d’un film pour prendre la parole et la laisser à qui veut. Être vrai, montrer son plaisir ou sa passion pour un sujet, un questionnement ou la beauté d’un film. Ce que l’on partage avec les enfants et les ados dans nos salles, c’est notre cinéphilie et notre plaisir du partage.

Le plaisir !

Se saisir de chaque comportement, utiliser les débordements, les rires, les soupirs, les provocations comme point de départ d’une discussion. Laisser le « bazar » s’installer jusqu’à épuisement des enfants ou des adolescents eux-mêmes ! Aller au bout de leur parole, se saisir de ce qui nous choque, le questionner, déconstruire ensemble les a priori, les préjugés, vider de leur sens par le questionnement des phrases telles que « ce personnage, il a une tête de juif »… Ne pas juger, demander : « c’est quoi une tête de juif ? » et dérouler, décortiquer les mots pour faire apparaître le vide. Ne pas dire la violence c’est mal, mais demander « la violence, c’est quoi ? » « Pourquoi on peut avoir envie d’être violent ? »

Lâcher prise, leur faire confiance. Finalement, qu’est-ce qu’on risque ?

Les enfants ne sont pas des cons !

Raconter des histoires, des anecdotes qui questionnent, être théâtral, jouer : « ça vous fait quoi deux filles qui s’embrassent ? » et laisser tout sortir, tout se dire. Laisser tout sortir jusqu’aux pires horreurs et qu’elles effraient d’elles-mêmes ceux qui les disent. Il ne faut pas avoir peur, il faut faire confiance aux enfants et aux ados, faire confiance à leur raison.

La salle de cinéma doit être un espace de parole libre qu’il nous appartient de créer à nous animateurs. La salle de cinéma n’est pas l’école, ni la famille, ni la rue. C’est un espace de liberté, de pensée, de créativité, de beauté, un espace vivant, qui bouge et où tout peut se dire et s’écouter.

Emilie Desruelle

Rencontre avec Brigitte Labbé – 26 juin 2013

11 Juin

Si vous avez déjà présenté Peau d’âne aux enfants, vous avez peut-être du répondre à la question : c’est quoi l’inceste?  Si vous avez déjà présenté Tomboy, vous avez peut-être du faire face à la remarque : deux filles qui s’embrassent c’est dégueulasse!

Les Doigts dans la Prise vous proposent de partager ces grands moments de solitude de l’animateur jeune public avec Brigitte Labbé. Brigitte Labbé est auteur des Goûters Philo, ouvrages pour enfants chez Milan jeunesse

Les DDLP l’ont vu en action lors de débats philo avec les enfants… Dieu, le sexe et la mort ne lui font pas peur!

Elle a accepté de participer à une rencontre mercredi 26 juin à 18h30 à la Fondation Lucien Paye, Cité Universitaire. La discussion sera alimentée par les récits d’expérience de chacun des participants et bien sûr, suivie d’un apéro!

Accès :

Fondation Lucien Paye, 47 Boulevard Jourdan, Paris 14ème.

Attention, accès uniquement par le boulevard et non par la Cité Universitaire, ne pas traverser la Cité U. Si vous arrivez par la station RER, descendre 200 mètres jusqu’à l’arrêt du Tram 3 : Montsouris. https://plus.google.com/110782518770632627152/about?gl=fr&hl=fr

 

Atelier pelote de laine pompon

28 Sep

Autour de « L’atelier enchanté » distribué par KMBO.

Pour illustrer l’un des courts-métrages du programme, celui où deux pelotes de laine prennent vie, voici un atelier où les enfants peuvent fabriquer un pompon en laine.

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Ciné-philo

26 Mar

Graines de philosophes !

Ciné-philo avec Brigitte Labbé et Edward aux mains d’argent de Tim Burton

Brigitte Labbé est auteur d’une collection de 37 ouvrages (!) : les goûter philos. Ce sont de petits livres pour les enfants à partir de 7 ans, parus chez Milan Jeunesse, qui abordent de grandes questions de la vie comme : le bien et le mal, la guerre et la paix, l’amour et l’amitié, croire et savoir, le courage et la peur ou encore la vie et la mort. Tout un programme…

Nous l’avons accueillie au Magic Cinéma pour une séance du film de Tim Burton Edward aux mains d’argent, un « ciné-philo » autour de la thématique : Normal, pas normal ?

C’est quoi la philolophie ?

Fin de la projection, petite émotion dans la salle, les yeux clignent et ça commence à gigoter dans les sièges et les caboches. Brigitte écoute les premières réactions et lance les premières questions à la salle… Edward est-il humain ? C’est quoi d’ailleurs un être humain ? Et ensemble, les enfants commencent à ébaucher une réponse : un être humain a des émotions (mais les animaux aussi), un être humain naît d’un père et d’une mère, un être humain peut réfléchir, se poser des questions, un être humain « c’est créé par Dieu ! » lance une petite fille au premier rang. Brigitte jubile, Dieu ! C’est parti pour une discussion sur les choses que l’on sait et celles que l’on croit.

Et ça cogite, les enfants enchaînent les questions et les réponses, se passent la parole à la vitesse de l’éclair, celle de leur pensée vive, curieuse. Pourquoi Edward est-il malheureux ? Pourquoi pense-t-il qu’il ne peut pas aimer ?

De qui ne peut-on jamais se séparer ? Première réponse : de sa maman, évidemment. De sa famille ? non. De soi-même ? Ah, intéressant…

En une demi-heure de débat, les enfants ont conclu : diviser le monde entre le normal et le pas normal, c’est commencer à faire des différences, penser que certains ont raison et d’autres tort, aller au-devant de gros problèmes et même de la guerre ont-ils souligné !

Photo : Sylvie Biscioni.

Emilie Desruelle

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